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Interview d’Hélène Gaudy aux Rencontres nationales - Journal du Goncourt des lycéens 2019
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Interview d’Hélène Gaudy aux Rencontres nationales

vendredi 29 novembre 2019comiteredaction2019

Nous voici aux rencontres nationales ce jeudi 28 novembre, et nous avons eu la chance d’interviewer la très sympathique Hélène Gaudy, auteure d’Un monde sans rivage.

L’aventure du Goncourt des lycéens se termine, quelles sont vos impressions ?

Déjà, au départ ça a été une surprise d’être sur cette liste. Et puis c’est toujours difficile, dans une rentrée où il y a plus de 500 livres, d’arriver à ce que son livre soit visible. C’est super, ça donne un nouveau point de vue de la vie d’auteur. Les rencontres étaient aussi vraiment une expérience intéressante par rapport aux questions des lycéens car on est dans un rapport à la lecture qui est plutôt affectif. Quand j’étais adolescente j’aimais bien lire et quand je lisais un livre, j’avais un rapport très fort avec le livre que peut-être on perd un peu avec le temps. Ça m’a aussi permis de rencontrer d’autres auteurs que je n’aurais pas forcément rencontrés, et surtout dans des circonstances amusantes : prendre le train ensemble, faire des plateaux ensemble, etc.. Ça permet de se connaître autrement que dans un salon du livre. C’était vraiment une expérience enrichissante.

Vous avez donc créé des liens avec les autres auteurs, avez-vous lu leurs livres ?

Pas tous. On s’est tous dit qu’on n’avait pas eu le temps de tous les lire car la rentrée a été très chargée. J’ai eu un coup de cœur pour le roman d’Anne Pauly. Mais il y en a plein que je n’ai pas lu donc je ne peux pas vraiment dire ceux que j’ai aimés ou pas aimés. En tous cas, celui-là m’a beaucoup plu.

Cela vous a-t-il donné envie d’écrire, de l’inspiration ?

Oui, après ce sont toujours des périodes difficiles pour écrire parce que tout le monde nous dit ce qui a plu ou ce qui a moins plu ; et donc quand on a besoin de réfléchir à un autre livre, je pense qu’on a besoin de mettre de côté les commentaires parce que ça influence, mine de rien, et pour écrire faut arriver à se recentrer. Ce sont deux périodes différentes, les retours c’est super parce qu’on a enfin des lecteurs qui nous donnent leur avis alors qu’on a été beaucoup tout seul des années avec un livre, et d’un coup, on a des retours. C’est très enrichissant et puis ça fait plaisir de ne plus être seul avec son texte. Par contre, je pense que pour recommencer à écrire on a aussi besoin de faire le vide et de faire la synthèse de tout ce qu’on nous a dit.

Vous n’avez vraiment pas d’idée ?

Si bien sûr, j’ai bien commencé autre chose. Mais, des fois, c’est perturbant d’avoir plein de retours. C’est riche mais plus tard, le temps de prendre du recul sur tout ce qu’on nous a dit.

Ça a changé votre vie financièrement ?

Non, pas vraiment ; parce que, quand on n’a pas le prix, ça change pas grand chose. C’est vraiment le lauréat qui vend plus. Mais ça fait tout de même remarquer le livre donc c’est mieux, ça donne un coup de pouce mais pas au point de changer la vie financièrement, mais ça aide. Ça permet d’être identifiée pour la suite si les libraires et les lecteurs ont été attentifs, on peut espérer que ça aide pour les livres suivants.

Avant de rencontrer les lycéens et de discuter avec eux, que ressentiez-vous ? Etiez-vous stressée, enthousiaste,... ?

A vrai dire, un peu des deux. Après, moi, j’ai beaucoup écrit pour les ados, j’ai fait beaucoup de rencontres en lycée et collège donc j’ai l’habitude. La première fois que je suis allée dans un collège, j’ai eu vraiment le trac parce que je me suis dit : "j’écris beaucoup sur les ados, d’accord. Mais peut-être que face à de vrais ados je ne vais pas savoir comment leur parler.". Mais ça s’est très bien passé, j’aime le rapport qu’on a. Le fait qu’il y ait beaucoup de gens dans la salle, c’est impressionnant, faire des plateaux avec des gens qu’on ne connaît pas forcément... Par exemple, j’en ai fait un avec Amélie Nothomb qui, en plus d’être une grande écrivaine, est aussi une excellente oratrice. Elle sait très bien parler de ses livres donc c’est sûr que c’est très impressionnant, quand soi-même on n’est pas vraiment identifiée, de se retrouver avec tous ces gens. Mais ça va, c’est plutôt rigolo.

Avez-vous toujours été écrivaine ?

A peu de chose près, oui. J’ai toujours écrit.

Pour le comité de rédaction,
Suzanne.

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