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En direct des rencontres régionales de Toulouse - Journal du Goncourt des lycéens 2018
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En direct des rencontres régionales de Toulouse

samedi 10 novembre 2018Comité de rédaction

Rachelle du lycée Germaine Tillon nous a confié ses prises de notes lors de la rencontre régionale de Toulouse. Nicolas Mathieu, lauréat du prix Goncourt 2018, nous parle de son roman. Découvrez aussi les interventions de Thomas B. Reverdy, Inès Bayard et Guy Boley.

Nicolas Mathieu, « Cheveux longs, idées noires »
Pour Nicolas Mathieu, le roman noir est une manière de voir la vie et il n’y a pas « les gens », il y a « des gens » et autant de manière de grandir, d’aimer et de percevoir le monde. Inspiré de sa propre adolescence, Leurs enfants après eux rappelle le parfum de l’adolescence dans les années 90, « la fièvre de la vie, la grandeur des chansons médiocres », toutes les manières d’aimer.
Une madeleine de Proust intergénérationnelle dans un roman d’apprentissage

Thomas B. Reverdy, « Le chêne et le roseau »
L’hiver du mécontentement nous relate la revanche des plus petits dans l’Angleterre de 1979. Tout comme Richard profite de sa puissance pour écraser les plus faibles dans la pièce de Shakespeare, Margaret Thatcher se dresse comme le symbole du pouvoir tyrannique. La jeunesse se révolte contre un gouvernement qui sombre et l’héroïne, Candice, veut devenir qui elle veut être.
C’est une œuvre musicale que nous offre Thomas B. Reverdy, une œuvre où le chêne et le roseau luttent sur un air des Buzzcocks ou des Pink Floyds.

Inès Bayard, « Ce n’est pas un roman d’apprentissage mais il fait réfléchir »
Balance ton porc ? Me too ? L’affaire Weinstein ? Cela vous dit quelque chose ? C’est en entendant des témoignages qu’Inès Bayard a voulu parler d’un phénomène très médiatisé et pourtant tabou ; le viol.
Le choix de la prolepse, un langage cru, quasi scientifique pour décrire une scène difficile, climat de ce roman coup de poing ; rien n’est laissé au hasard, pour l’auteure, il y a un avant et un après et cela peut toucher tout le monde sans qu’on s’y attende. Ces passages donnent le ton, c’est une œuvre contant la brutalité d’un acte répugnant qui arrive pourtant chaque jour.

Guy Boley, « Donner une voix à ceux qui n’ont jamais la parole. »
Boxe et Eglise ? Deux thèmes a priori opposés mais qui sont réunis dans une œuvre touchante.
Donner une voix aux « gens de peu », ériger des statues à ceux qui n’en n’ont pas. Voilà l’objectif de Guy Boley. Passionné par le théâtre antique, l’auteur souhaite laisser une trace du passé des gens qu’il aime. Un roman qui fait résonance en nous. Ces gens-là de Jacques Brel, l’écho d’un passé souvent oublié.